Archives mensuelles : janvier 2015

A propos du Président d’ANLULA

Après avoir travaillé dans le secteur du « Conseil et gestion d’entreprises » et celui du « Management de transition », notamment, dans le milieu des TPE-PME en difficultés, auprès desquelles j’intervenais, afin de mettre en place des plans de continuité d’activité (autant de situations souvent vécues difficilement par leurs acteurs, tant les conséquences sociales étaient dommageables) ;
j’ai créé et dirigé plusieurs entreprises dans le secteur du bâtiment, principalement dans les domaines d’activités de la rénovation (tous corps d’états) et ceux de la maison individuelle.

Homme de terrain, issu de la direction générale des TPE-PME, habitué à gérer le changement vital et anxiogène des entreprises, ayant vécu des situations complexes, critiques, voir inextricables, si ce n’est insolubles, que j’ai eu à connaître, mon expérience professionnelle, m’a amené à reconsidérer le sens et la cohérence de notre modèle de société qui prévaut et à envisager un changement de paradigme.

Après m’être interrogé sur les rapports qu’ont les citoyens à la société, les salariés à leur employeurs, les demandeurs d’emplois aux entreprises, et vice et versa, mais aussi les consommateurs à leur environnement, j’en ai conclu qu’il fallait sérieusement remettre en cause les modes de gouvernance de beaucoup de nos entreprises (particulièrement les plus grosses) et leur méthodes de management, qui au lieu de, développer le sens de la solidarité (la « fraternité » écrit en toutes lettres sur le fronton de nos édifices publics), stimuler l’esprit d’équipe, encourager la collaboration et faire jaillir de nouvelles idées novatrices, ce qui auraient permis à la société dans son ensemble de progresser, hélas, imaginant qu’elle allait recueillir les fruits de cette lutte, ces méthodes de management ne visaient, en fait, qu’à renforcer la compétition permanente entre les salariés, les poussant à un individualisme forcené, la négation de leur humanité, avec pour conséquences, des tensions conflictuelles permanentes dans leurs relations, qui se terminent fatalement par l’exclusion du dernier arrivé, des moins armés, des plus faibles, méthodes qui conduit finalement à la destruction de valeurs, dans tous les sens du terme.

La création de ce réseau social de mise en relation, ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ®, née à Lyon de la volonté d’un petit groupe de citoyens, sous une forme associative, dont je suis un des membres fondateurs, est le résultat de cette réflexion, considérant que des changements dans notre société, ne peuvent s’opérer qu’à la condition que nous changions notre vision du monde et nos façons de pensée formatées, que nous mettions en accord nos actes avec nos paroles, en modifiant de manière effective, nos comportements.

Au nom de quoi, serions nous obligés de subir éternellement un système qui asservit, appauvrit les hommes et les broie, en plus du fait qu’il conduit à la destruction inexorable de la planète, pour le seul profit d’une minorité ?

je suis CHARLIE HEBDO

Au nom de tous ses membres, l’association ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres vient apporter son soutien inconditionnel à l’ensemble des personnes qui oeuvraient et oeuvre encore pour le compte du journal CHARLIE HEBDO, avec une pensée particulièrement émue et peinée pour les familles, les proches  et les amis de celles qui ont été lâchement assassinées au siège du journal, mais aussi dans la rue, tel ce policier, Hamed Merabet, musulman comme ses assassins, seul, que ces barbares impitoyables ont poursuivi, alors qu’il s’enfuyait, pour finalement l’abattre froidement, sans aucun état d’âme, ce qui en dit long sur leur niveau de férocité.

Fines lames d’un humour sarcastique souvent insolent, caricaturistes irrévérencieux et impertinents à souhaits, où l’ironie n’était jamais très loin, mais jamais déplacé, vulgaire, injurieux, insultant ou méchant, François Cavanna, le professeur Choron (Georget Bernier, dit Georges Bernier), Jean-Marc Reiser,  Georges Wolinski, Cabu (Jean Cabut) et leur journal satirique Hara-Kiri, grand monument de l’humour, m’ont accompagné tout au long de ma jeunesse et bien plus tard, me montrant la voie de la vérité, les pièges de la manipulation et ce qu’est une démocratie où la liberté d’expression n’est pas un vain mot.
Comble de l’autodérision, comme un pied de nez, le journal avait repris à son compte un jugement (un journal « bête et méchant »), qu’avait porté un lecteur sur lui, devenu depuis sous-titre du magazine.
Chez ces garçons, derrière leurs convictions sur notre société et des opinions politiques bien arrêtées, où le « politiquement correct », le consensus mou et hypocrite, la retenue, la nuance, n’avait jamais sa place, sommeillait, de fait, un fond de grande gentillesse et de profonde humanité, contrairement à ce qu’ils tentaient de nous faire croire quand ils endossaient le costume du mauvais garçon et ne méritaient certainement pas le funeste sort qu’on leur a réservé.

A travers leurs dessins, certes aux contours minimalistes, mais tellement parlants et édifiants, des textes formateurs et enrichissants, tellement dans le vrai, ces virtuoses de la satire ont modelé ma pensée d’adolescent en transformant ma vision de la société, m’ont éduqué en m’enseignant la liberté, notamment celle de rire, de se moquer de tout et de tous, le courage de parler, d’écrire ou de dessiner et je les remercie pour ce travail salutaire d’éducation populaire, qui fait qu’en France ou ailleurs, aucune dictature militaire ou religieuse ne peut survivre quand les citoyens ont les yeux et les oreilles grands ouverts.
Et pourtant chaque fois, l’équipe rédactionnelle de Hara-Kiri a exercé son art dans un exercice d’équilibrisme, entre leur désir d’exprimer leurs idées et une censure qui à contribué à l’extinction du magazine, après le fameux « bal tragique de Colombey qui avait fait un mort »…

Hara-Kiri, ayant disparu des kiosques, il a donné naissance à un nouveau canard CHARLIE HEBDO, en reprenant les mêmes recettes, avec la même justesse d’esprit et les mêmes accents de vérité assumés.
En plus de Cabut, Wolinski, d’autres pointures sont venues rejoindre cette nouvelle rédaction,  Charb’ (Stéphane Charbonnier), qui dirigeait CHARLIE HEBDO, Tignous (Bernard Verlhac), mais aussi Honoré (Philippe Honoré), tous morts assassinés, et puis tous les autres, les survivants qui ont eu la chance d’échapper au massacre.
Une pensée aussi à Oncle Bernard (Bernard Maris), brillant économiste, que j’avais plaisir à entendre sur des chaines télé, étant là, lui aussi, au mauvais endroit, au mauvais moment, qui est tombé sous les balles d’un terrorisme aveugle.
Que ceux qui ont laissé leur vie dans cette tuerie, que nous n’avons pas cité et leurs familles, leurs proches, leurs amis, s’ils nous lisent, nous pardonnent tellement la liste des blessés et des morts, connus et illustres inconnus, est longue.

Hier et aujourd’hui encore on a tué des juifs par le simple fait qu’ils étaient  juifs.
Aujourd’hui on  a tué des journalistes, des dessinateurs, d’un journal, parce qu’ils défendaient à travers la puissance de leur crayons, les valeurs qui ont fondé notre société, nos libertés, notamment celle de rire, de se moquer de tout et de tous, un modèle de société qui  a ensemencé le monde libre.

Ce que l’on peut dire, après cette tragédie, en dehors de l’immense peine que l’on éprouve après leurs disparitions et le grand vide qu’ils laisseront dans le paysage, c’est que si les hommes sont morts, leurs idées, elles bien vivantes, sont toujours là et seront repris par d’autres avec autant de force.
Ils ont ouvert une voie et tracé un sillon avec une marque indélébile.
Nous avons en France, un vivier de talents qui sauront reprendre le combat, même s’il faudra du temps pour reconstituer une nouvelle équipe, car personne ne peut croire, avec une telle histoire derrière lui, que ce journal va disparaitre, même après la décapitation de son équipe.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que des français sont frappés sur notre sol et ailleurs par des actes terroristes, ni, je le crains, la dernière, tant les signaux d’alertes sont nombreux, les réseaux dormants n’ayant pas encore tous fait jour, pis, ils ne sont même pas identifiés par nos services secrets, c’est dire.
Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas le voir, ni l’entendre.
Pour autant ce n’est pas une raison pour avoir peur.
Nous sommes un peuple libre et devons le rester, continuer, comme par le passé, à choisir le mode de vie qui nous convient, sans céder à aucun moment, ni à la panique, ni au chantage.
Nous devons aussi veiller au respect des valeurs républicaines et laïques qui ont fondé notre société, où le principe d’une cohésion sociale et son concept du « vivre ensemble » a toujours été la règle, pour tous, sans exception, quel que soit ses origines, son sentiment religieux ou son appartenance politique, le communautarisme n’ayant pas sa place en France.
Pour comprendre l’origine des populations qui vivent ici aujourd’hui, pas besoin de faire de longues recherches généalogiques, il n’y a juste qu’à lire les noms qui sont inscrits sur les boites aux lettres de nos immeubles dans les grandes villes pour se faire une idée assez précise d’où sont venus ces gens, où les  « Martineau », « Charbonnier », « Pottier », « Sabatier », « Foucher », « Péron », « Neveu » et autres « Rossignol », à consonance très française, perdent des places d’année en année, dans le classement des patronymes les plus portés en France, au profit des « Garcia », « N’guyen », « Schmitt », « Lopez », « Sanchez », « Perez », « Rodriguez », « Fernandez » et autres « Gonzales ». Par exemple, les « Martineau » sont à la 350 e place, pendant que les « Garcia » sont à la 14 e place. CQFD.
On pourra alors juger du brassage des peuples qui se sont installés en France au fil des siècles, pays d’une grande diversité, contrairement à l’idée répandue qui tenterait de nous faire croire que la France serait devenu xénophobe et raciste, comme on peut l’entendre assez fréquemment sur des plateaux télé aux heures de grande écoute dans la bouche de responsables politiques, d’intellectuels, d’écrivains, d’artistes, de « Monsieur tout le monde », voir de journalistes, au sujet desquels on se demande sur quelle planète ces gens vivent.

Chartain

Projet ANLULA – Utopie ?

OUI, MAIS !
– On entend d’ici d’aucuns nous dire que toutes ces belles idées qui partent, de bons sentiments ne sont pas suffisantes pour redonner vie à des entreprises asphyxiées par les charges, avec des carnets de commandes vides ?
– Mais aussi, que la réduction de la courbe du chômage ne se décrète pas et que s’il n’y a pas de demande, il n’y aura pas d’offre et donc pas d’embauche.
– Et qu’en tout état de cause, les emplois aidés ne sont pas une solution, surtout au regard des finances actuelles de la nation, que seule l’activité économique est susceptible de générer des emplois ?

Sur ces 3 objections qui relèvent du bon sens, on ne pourrait être que d’accord.
Certes, l’association ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ® n’a pas la prétention, en se penchant au chevet d’entreprises moribondes, de faire des miracles et par un coup de baguette magique, de pouvoir accomplir le prodige de leur apporter les commandes qui leur font cruellement défaut, sachant bien, hélas, que pour un certain nombre d’entre elles, elles sont déjà condamnées, ni même de se substituer à elles, en y imaginant que l’on puisse leur apprendre à administrer leurs entreprises, qu’elles dirigent, pour l’immense majorité d’entre elles, particulièrement parmi les TPE et les PME, remarquement bien, leur engagement, leur professionnalisme,  leurs compétences, n’étant absolument pas en cause.

Si le problème se situait à ce niveau, la solution serait trop simple.
Nous n’aurions même pas eu besoin d’en parler.
L’association ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ® se propose de faire porter son action bien ailleurs, sur d’autres axes, que nous développons sur d’autres pages, tant ces thématiques sont complexes, comme vous pourrez le vérifier en parcourant ce site internet.

VOUS PENSEZ QUE LE PROJET ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ® EST UTOPIQUE ?
Si vous pensez qu’il s’agit d’un projet utopique, laissez-nous vous dire, que le monde s’est construit sur des projets qui semblaient au départ, pour une grande majorité d’entre eux, relever d’utopies.  

Combien de services, de produits, font partie aujourd’hui de notre quotidien, sans même que nous le remarquions et qui pourtant à l’origine faisait doucement sourire, tant on ne croyait pas à leur avenir ?

Pour faire un peu de prospective, souvenons-nous que l’immense majorité des services et produits que nous consommerons dans 10 ans, soit environ 80 % d’entre eux, n’existent pas encore et reste à être inventés. Dont acte !

D’AUTRES ASSOCIATIONS FONT LA MEME CHOSE ?
Vous vous dites peut-être que d’autres associations font déjà la même chose ?
Si effectivement d’autres associations oeuvrent dans le même champ d’activités, avec des variantes, ici ou là, néanmoins, l‘association ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ® se différencie de beaucoup d’entre elles, déjà par le fait que nous ne percevons aucune subventions, n’étant pas répertorié comme étant une EI (Entreprise d’Insertion), une ETTI (Entreprise de Travail Temporaire d’Insertion), une ACI (Atelier et Chantier d’insertion), ou une AI (Association Intermédiaire), toutes ces structures étant subventionnées directement ou indirectement par l’état, la région ou le département, voire la commune.
Nos missions sont assurées exclusivement par des bénévoles, ce qui ne les empêchent pas de se conduire de façon professionnelle.

Ensuite, nous nous positionnant délibérément sur la création d’activité économique en prise directe avec les entreprises et leurs marchés, les institutions, les organismes de formation, ainsi que d’autres acteurs, telles les associations qui partagent nos projets et nos valeurs.

Le temps est précieux et faire perdre le sien à un demandeur d’emplois, à un porteur de projet, comme on peut le voir dans des organismes qui ont fait de l’accompagnement leur fond de commerce, par exemple, dans des ateliers CV (Curriculum-Vitae), histoire de l’occuper, où on lui fera faire et refaire pour la nième fois le même CV, chaque conseiller ayant un avis différent sur la question, est pour nous une erreur, en le focalisant sur la présentation de son CV, alors qu’il a bien autre chose à faire, comme par exemple construire un vrai projet.
Le monde ne se construit pas sur des CV, mais bien à partir de réalités concrètes.
Fort heureusement, même si la chose est difficilement mesurable, de nombreuses structures, notamment associatives avec de petits moyens, obtiennent, malgré tout, de bons résultats, en terme de réinsertion, de retour à l’emploi.

A titre d’exemples pour ceux que l’école a pu rebuter, de nombreux capitaines d’industrie, qui aujourd’hui dirigent de grands groupes, à l’exemple de Gérard Mulliez du groupe Auchan, Jean-Pierre Bouclier, créateur du groupe Troc.com, Jean-Claude Bourrelier, PDG de Bricorama, Xavier Niel, vice-président d’Iliad (maison mère de Free), pour ne citer qu’eux, n’ont pas fait d’études supérieures, ce qui ne les a pas empêchés de réussir brillamment.

Quelle est la situation ?

QUELLE EST LA SITUATION ?
On attend des responsables politiques, tant au niveau du gouvernement, qu’à celui de l’assemblée nationale ou même du sénat, voir des syndicats, mais aussi des entreprises (on vient d’en parler), qu’ils se saisissent de problèmes qui s’aggravent de mois en mois et qui perdurent depuis tant d’années ? Bien sûr que Non !
Les uns ou les autres, en charge des responsabilités dans notre pays, n’ont rien fait (ou si peu), qui puisse changer fondamentalement la donne.
Les réformes qui ont été conduites, l’ont été la plupart du temps, à la marge, quelque fois dans la hâte, souvent sous la pression électorale de la rue, mal ficelées, fréquemment incomplètes, voire constituent une erreur, le remède s’étant révélé pire que le mal !           

Sur le front de l’emploi, nous en sommes arrivés aujourd’hui au chiffre astronomique de quasiment 5 millions de chômeurs, sans compter les précaires, souvent des travailleurs « pauvres » (CDD, stagiaires,..), et tout ceux qui bien que cherchant un job, ne figurent sur aucune liste officielle.                      

Et du côté des entreprises, la situation n’est pas plus brillante, notamment parmi les TPE (Très Petites Entreprises de moins de 10 salariés) et les PME (Petites et Moyennes Entreprises de moins de 250 salariés), premier employeur de France, qui ont, rappelons le, créées sur les 20 dernières années,  plus de 80 % des emplois.
Nos entreprises, dans leur ensemble, si ce n’est les secteurs d’excellence qui ont fait leur réputation et leur puissance (la construction aéronautique et navale, l’industrie du luxe, le tourisme,…), décroche lentement, mais surement, à l’instar des secteurs de l’agriculture ou de l’agro-alimentaire, pour ne citer que ces seuls exemples (la liste serait trop longue s’il fallait toutes les énumérer).
Ces mêmes TPE – PME qui font état d’un  niveau record de faillites en 2013, où plus de 63 000 entreprises ont déposé le bilan, avec pour conséquence immédiate, la suppression de 269 000 emplois !

Et sur 2014, les prévisions économiques annoncent une nouvelle dégradation de la situation…
La casse sociale étant loin d’être terminée, nous craignons qu’elle perdure bien au delà de 2014, car même si les économiste nous annoncent une timide reprise économique en 2015, (à considérer encore qu’ils ne se trompent pas dans leurs prévisions…), reprise économique ne veut pas dire baisse du chômage, sachant que la croissante du PIB (Produit Intérieur Brut) doit se situer au delà de 2 % par an pour commencer à envisager une décrue du chômage, évidemment proportionnelle à cette même croissance, la décrue n’étant pas la même, selon si la croissance est à 2 % ou 3 %.                                                                                              Mais ne rêvons pas trop, la croissance du PIB en 2013, n’ayant pas dépassé 0,3 %, nous ne voyons pas comment, ni par quel miracle, nous pourrions passer, d’une année sur l’autre, d’une croissance de 0,3 % à 1 % ou pis 2 %, alors que tous les feux sont au rouge ?

APRES AVOIR DIT TOUT CA, QUE FAIT-ON ?  
Au cours de notre longue histoire, aussi loin que l’on puisse remonter, seule les initiatives de la société civile a réellement permis de transformer en profondeur notre société et nos vies, quand elle a su taire ses divisions pour se rassembler, à commencer déjà par la Révolution française de 1789 qui a ensemencé le monde de ses idées nouvelles, même si nous ne retenons souvent de cette période que la triste invention létale du docteur Guillotin et son confrère Antoine Louis…

Bien sûr, l’association ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ® n’a pas la prétention de mener une nouvelle Révolution, ni même d’imaginer que soient engagées des réformes qui n’ont pas été menées à leur terme, en leur temps, en lieu et place de ceux dont c’était pourtant la mission.

Si personne n’a encore pu réformer un système à bout de souffle, le modèle français étant quasiment intouchable, tant le corporatisme est grand dans ce pays, néanmoins, acteur de nos vies, nous pouvons mettre en œuvre cette maxime « Aidons Nous Les Uns Les Autres », en tentant de nous impliquer, chacun à notre niveau.

Et contrairement à François Miterrand qui s’était trompé quand il avait dit, en son temps « Dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé », assertion bien évidemment fausse, plus de 30 ans après son règne, on est encore loin d’avoir tout essayé.

LES EMPLOYEURS
Les uns, qu’ils aient les fonctions d’employeur, de directeur des ressources humaines, de responsable hyérarchique ou de simple manager, concevront qu’une partie de la solution implique un changement de paradigme, qui doit passer par une évolution des mentalités, pour substituer les règles du jeu actuelles, sans foi, ni loi, par de nouvelles règles empruntes de plus de réalisme, mais aussi plus d’humanisme, dans la mesure où le facteur humain, clef de voûte du système, ne peut être considéré et traité comme un vulgaire élément d’actif du bilan de l’entreprise.

Il faut quand même se souvenir de notions qui ont fondé notre société, que l’on a trop souvent tendance à oublier, c’est que derrière cette économie financiarisée jusqu’à la démesure, il y a des hommes et des femmes qui font toute la richesse de l’entreprise.
La réelle valeur d’une entreprise ne se jauge pas à travers la valeur de ses biens, qui ne sont que de simples marchandises que l’on vend ou que l’on achète, mais bien à travers son savoir-faire, ses compétences et le génie des hommes et des femmes qui y travaillent et qui fera que dans le même secteur d’activité on verra des entreprises florissantes, pendant que d’autres mettront la clef sous la porte.

Ceci étant dit, bien heureusement, toutes les entreprises ne sont pas rétives au changement.
Un certain nombre d’entre elles, comprenant que le monde a changé, ont déjà mis en pratique un management qui correspond aux attentes de leurs salariés, mais aussi de leurs clients de plus en plus sensibles aux valeurs sociales, environnementales.

LES SALARIES ET LES DEMANDEURS D’EMPLOIS
Les autres, salariés et autres demandeurs d’emplois devront eux aussi se donner les moyens de réussir ce challenge, dont ils seront les premiers bénéficiaires, qui passera là aussi par une remise en question de leurs certitudes, une remise en cause de leurs acquis, une modification de leur habitudes, un changement de leur comportement, où le positiviste aura toute sa place.

Par exemple, à l’occasion de telle ou telle requête, brandissant l’étendard de la lutte des classes sociales, plutôt que d’aller immédiatement au conflit destructeur que sont les grèves,  force de frappe habituelle des syndicats, grand classique dans le paysage français, ils devront essayer d’ouvrir un  dialogue constructif et permanent, en privilégiant la discussion, la négociation, comme le pratique les syndicats de nos voisins d’outre Rhin qui obtiennent, eux, de meilleurs résultats que leurs homologues français.

LES ACCOMPAGNANTS ET LES TUTEURS
Les personnes, qui n’auront pas un statut d’employeur ou de demandeur d’emplois, mais qui ont le profil pour remplir ces missions, pourront rejoindre un groupe, soit en tant qu’Accompagnant (thématique de l’emploi), soit en tant que Tuteur (thématique de la création d’activités économiques). 

LES CITOYENS
Enfin, chacun devant se responsabiliser, le citoyen, lui aussi, devra se conduire comme un « consom’acteur », néologisme qui, refusant le consumérisme, place chaque personne en face de ses responsabilités, à la fois en tant que consommateur, mais aussi en tant qu’acteur de notre société, car il est bien évidemment qu’on ne peut pas continuer de laisser se répandre l’idée, au nom de la libre circulation des hommes et des marchandises, avec pour seule justification, le prétexte de la mondialisation, que nous pouvons dissocier nos modes de consommation de nos emplois, sans comprendre que ce que nous achetons à un impact direct sur notre économie, donc sur l’emploi, décidant de la place du chômage qu’on lui laissera et au bout du bout, de la pauvreté grandissante qui frappe de plus en plus nos concitoyens. Esclaves en Asie, chômeurs en Europe !
Question là aussi complexe, à laquelle une seule réponse n’est pas suffisante, puisque la quasi totalité des biens et des services que nous consommons aujourd’hui ne peuvent que difficilement recevoir le label 
100 % made in France, dans la mesure, où dans leur très grande majorité, ils proviennent de nations, au mieux européennes, au pire venant de pays qui pratiquent depuis toujours, au nom de la compétitivité économique du moins-disant (le moins cher), le dumping social (politique visant à abaisser le coût du travail par l’absence de protection sociale), sans aucune considération pour leur environnement (pollution extrême, pillage des ressources, destruction des espèces animales et végétales,… la liste des dommages n’étant hélas pas exhaustive).