Quelle est la situation ?

QUELLE EST LA SITUATION ?
On attend des responsables politiques, tant au niveau du gouvernement, qu’à celui de l’assemblée nationale ou même du sénat, voir des syndicats, mais aussi des entreprises (on vient d’en parler), qu’ils se saisissent de problèmes qui s’aggravent de mois en mois et qui perdurent depuis tant d’années ? Bien sûr que Non !
Les uns ou les autres, en charge des responsabilités dans notre pays, n’ont rien fait (ou si peu), qui puisse changer fondamentalement la donne.
Les réformes qui ont été conduites, l’ont été la plupart du temps, à la marge, quelque fois dans la hâte, souvent sous la pression électorale de la rue, mal ficelées, fréquemment incomplètes, voire constituent une erreur, le remède s’étant révélé pire que le mal !           

Sur le front de l’emploi, nous en sommes arrivés aujourd’hui au chiffre astronomique de quasiment 5 millions de chômeurs, sans compter les précaires, souvent des travailleurs « pauvres » (CDD, stagiaires,..), et tout ceux qui bien que cherchant un job, ne figurent sur aucune liste officielle.                      

Et du côté des entreprises, la situation n’est pas plus brillante, notamment parmi les TPE (Très Petites Entreprises de moins de 10 salariés) et les PME (Petites et Moyennes Entreprises de moins de 250 salariés), premier employeur de France, qui ont, rappelons le, créées sur les 20 dernières années,  plus de 80 % des emplois.
Nos entreprises, dans leur ensemble, si ce n’est les secteurs d’excellence qui ont fait leur réputation et leur puissance (la construction aéronautique et navale, l’industrie du luxe, le tourisme,…), décroche lentement, mais surement, à l’instar des secteurs de l’agriculture ou de l’agro-alimentaire, pour ne citer que ces seuls exemples (la liste serait trop longue s’il fallait toutes les énumérer).
Ces mêmes TPE – PME qui font état d’un  niveau record de faillites en 2013, où plus de 63 000 entreprises ont déposé le bilan, avec pour conséquence immédiate, la suppression de 269 000 emplois !

Et sur 2014, les prévisions économiques annoncent une nouvelle dégradation de la situation…
La casse sociale étant loin d’être terminée, nous craignons qu’elle perdure bien au delà de 2014, car même si les économiste nous annoncent une timide reprise économique en 2015, (à considérer encore qu’ils ne se trompent pas dans leurs prévisions…), reprise économique ne veut pas dire baisse du chômage, sachant que la croissante du PIB (Produit Intérieur Brut) doit se situer au delà de 2 % par an pour commencer à envisager une décrue du chômage, évidemment proportionnelle à cette même croissance, la décrue n’étant pas la même, selon si la croissance est à 2 % ou 3 %.                                                                                              Mais ne rêvons pas trop, la croissance du PIB en 2013, n’ayant pas dépassé 0,3 %, nous ne voyons pas comment, ni par quel miracle, nous pourrions passer, d’une année sur l’autre, d’une croissance de 0,3 % à 1 % ou pis 2 %, alors que tous les feux sont au rouge ?

APRES AVOIR DIT TOUT CA, QUE FAIT-ON ?  
Au cours de notre longue histoire, aussi loin que l’on puisse remonter, seule les initiatives de la société civile a réellement permis de transformer en profondeur notre société et nos vies, quand elle a su taire ses divisions pour se rassembler, à commencer déjà par la Révolution française de 1789 qui a ensemencé le monde de ses idées nouvelles, même si nous ne retenons souvent de cette période que la triste invention létale du docteur Guillotin et son confrère Antoine Louis…

Bien sûr, l’association ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ® n’a pas la prétention de mener une nouvelle Révolution, ni même d’imaginer que soient engagées des réformes qui n’ont pas été menées à leur terme, en leur temps, en lieu et place de ceux dont c’était pourtant la mission.

Si personne n’a encore pu réformer un système à bout de souffle, le modèle français étant quasiment intouchable, tant le corporatisme est grand dans ce pays, néanmoins, acteur de nos vies, nous pouvons mettre en œuvre cette maxime « Aidons Nous Les Uns Les Autres », en tentant de nous impliquer, chacun à notre niveau.

Et contrairement à François Miterrand qui s’était trompé quand il avait dit, en son temps « Dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé », assertion bien évidemment fausse, plus de 30 ans après son règne, on est encore loin d’avoir tout essayé.

LES EMPLOYEURS
Les uns, qu’ils aient les fonctions d’employeur, de directeur des ressources humaines, de responsable hyérarchique ou de simple manager, concevront qu’une partie de la solution implique un changement de paradigme, qui doit passer par une évolution des mentalités, pour substituer les règles du jeu actuelles, sans foi, ni loi, par de nouvelles règles empruntes de plus de réalisme, mais aussi plus d’humanisme, dans la mesure où le facteur humain, clef de voûte du système, ne peut être considéré et traité comme un vulgaire élément d’actif du bilan de l’entreprise.

Il faut quand même se souvenir de notions qui ont fondé notre société, que l’on a trop souvent tendance à oublier, c’est que derrière cette économie financiarisée jusqu’à la démesure, il y a des hommes et des femmes qui font toute la richesse de l’entreprise.
La réelle valeur d’une entreprise ne se jauge pas à travers la valeur de ses biens, qui ne sont que de simples marchandises que l’on vend ou que l’on achète, mais bien à travers son savoir-faire, ses compétences et le génie des hommes et des femmes qui y travaillent et qui fera que dans le même secteur d’activité on verra des entreprises florissantes, pendant que d’autres mettront la clef sous la porte.

Ceci étant dit, bien heureusement, toutes les entreprises ne sont pas rétives au changement.
Un certain nombre d’entre elles, comprenant que le monde a changé, ont déjà mis en pratique un management qui correspond aux attentes de leurs salariés, mais aussi de leurs clients de plus en plus sensibles aux valeurs sociales, environnementales.

LES SALARIES ET LES DEMANDEURS D’EMPLOIS
Les autres, salariés et autres demandeurs d’emplois devront eux aussi se donner les moyens de réussir ce challenge, dont ils seront les premiers bénéficiaires, qui passera là aussi par une remise en question de leurs certitudes, une remise en cause de leurs acquis, une modification de leur habitudes, un changement de leur comportement, où le positiviste aura toute sa place.

Par exemple, à l’occasion de telle ou telle requête, brandissant l’étendard de la lutte des classes sociales, plutôt que d’aller immédiatement au conflit destructeur que sont les grèves,  force de frappe habituelle des syndicats, grand classique dans le paysage français, ils devront essayer d’ouvrir un  dialogue constructif et permanent, en privilégiant la discussion, la négociation, comme le pratique les syndicats de nos voisins d’outre Rhin qui obtiennent, eux, de meilleurs résultats que leurs homologues français.

LES ACCOMPAGNANTS ET LES TUTEURS
Les personnes, qui n’auront pas un statut d’employeur ou de demandeur d’emplois, mais qui ont le profil pour remplir ces missions, pourront rejoindre un groupe, soit en tant qu’Accompagnant (thématique de l’emploi), soit en tant que Tuteur (thématique de la création d’activités économiques). 

LES CITOYENS
Enfin, chacun devant se responsabiliser, le citoyen, lui aussi, devra se conduire comme un « consom’acteur », néologisme qui, refusant le consumérisme, place chaque personne en face de ses responsabilités, à la fois en tant que consommateur, mais aussi en tant qu’acteur de notre société, car il est bien évidemment qu’on ne peut pas continuer de laisser se répandre l’idée, au nom de la libre circulation des hommes et des marchandises, avec pour seule justification, le prétexte de la mondialisation, que nous pouvons dissocier nos modes de consommation de nos emplois, sans comprendre que ce que nous achetons à un impact direct sur notre économie, donc sur l’emploi, décidant de la place du chômage qu’on lui laissera et au bout du bout, de la pauvreté grandissante qui frappe de plus en plus nos concitoyens. Esclaves en Asie, chômeurs en Europe !
Question là aussi complexe, à laquelle une seule réponse n’est pas suffisante, puisque la quasi totalité des biens et des services que nous consommons aujourd’hui ne peuvent que difficilement recevoir le label 
100 % made in France, dans la mesure, où dans leur très grande majorité, ils proviennent de nations, au mieux européennes, au pire venant de pays qui pratiquent depuis toujours, au nom de la compétitivité économique du moins-disant (le moins cher), le dumping social (politique visant à abaisser le coût du travail par l’absence de protection sociale), sans aucune considération pour leur environnement (pollution extrême, pillage des ressources, destruction des espèces animales et végétales,… la liste des dommages n’étant hélas pas exhaustive).

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