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Entreprises – Employeurs

1°) QU’EN EST-IL DU MARCHE DE L’EMPLOI EN FRANCE ?
Qu’en est-il du marché de l’emploi et des conséquences du chômage en France ?
Une situation ubuesque d’un marché de l’emploi qui se tend, pour ne pas dire en crise, où nous avons :
– d’un côté, des chômeurs qui ne trouvent pas de travail et ce malgré la bonne volonté qu’ils pourront mettre, au fil des années, dans des tentatives de reclassement, souvent vouées à l’échec, principalement dû au fait de l’inadéquation de leur profil avec celui du poste proposé, fréquemment causé par l’absence de formation initiale et complémentaire, sans parler d’autres critères plus subjectifs et plus inavouables, tels l’origine ethnique, mais aussi l’âge, voire même l’adresse du domicile du demandeur d’emploi, certains quartiers ou communes, à connotation un peu trop sociale, étant bannis chez certains recruteurs ;
– et de l’autre, des employeurs qui ne trouvent pas de salarié avec le « bon profil ».
Et quand ces entreprises ont trouvé le bon profil, après avoir investi sur ce salarié, notamment en formation, quand il sera devenu totalement opérationnel, elles le verront partir chez un concurrent pour un salaire plus élevé.

Mais peut-on considérer ce salarié qui part sans aucun état d’âme comme étant déloyal, dans une société où l’argent roi a pris le pouvoir depuis longtemps sur toutes les autres valeurs, où la financiarisation mène la danse depuis l’ouverture de l’économie française à la mondialisation et où l’on voit couramment les plus grosses société françaises du CAC 40 donner le mauvais exemple en considérant leur masse salariale comme variable d’ajustement, dégraisser leur effectif par charrettes entières, notamment les moins qualifiés et les plus âgés, quand les résultats attendus par leur actionnariat sont jugés insuffisants, sans se préoccuper des conséquences sociales et humaines ?

On sait bien qu’en licenciant ce type de salariés, les sans-grade, pour une majorité d’entre eux, resteront sur le bord de la route et demeureront durablement inemployables.
Un état de fait que l’on observe particulièrement dans l’industrie française où les ouvriers ont durant une vie de labeur exécuté souvent les mêmes tâches, sans jamais que personne ne remette en cause leur situation, sans s’interroger sur leur avenir professionnel, sans se poser de question sur leurs  réelles compétences ou sur leur degré d’employabilité, sans que, non plus, les pouvoirs publics, mais aussi les organisations syndicales ne leur aient proposé, à aucun moment, quand il en était encore temps, une formation pour rester à niveau, voire pour progresser dans l’échelle sociale.

Rien de tout ça. On peut voir, suite à ces vagues de licenciement, devenues hélas aujourd’hui monnaie courante, des cohortes de chômeurs, encore en âge de travailler (sauf en France…), peu ou pas qualifiés, pourtant bien insérés dans la société, avec famille et logement, connaître des lendemains qui déchantent et tomber dans la spirale infernale du surendettement, dont certains finiront même par tout perdre, y compris leur logement, pour se retrouver dans la rue.

2°) ET VOUS, QU’EN PENSEZ-VOUS ?
– Vous pensez que la réduction de la courbe du chômage ne se décrète pas, que s’il n’y a pas de demande, il n’y aura pas d’offre et donc pas d’embauche et qu’en tout état de cause, les emplois aidés ne sont pas une solution, surtout au regard des finances actuelles de la nation, que seule l’activité économique est susceptible de générer des emplois ?

– Vous pensez que l’absence de réforme de l’ensemble du système est responsable de cette gabegie, qui concerne tout à la fois, des mesures sur l’économie, insuffisantes et inadaptées, des mesures sur l’emploi qui se révèlent inefficaces (tout en continuant de creuser les déficits publics !), des charges sociales sur le travail bien trop lourdes (*1), des durées d’indemnisation du chômage trop longues (notamment chez les cadres), des fonds de la formation qui sont gaspillés en pure perte au seul profit de salariés qui n’en ont pas vraiment besoin (*2) et qui dans le même temps (comme une double sanction), font évidemment cruellement défaut aux chômeurs non indemnisés, qui eux en auraient grandement besoin ? 

– Vous pensez que les syndicats qui s’attachent seulement à défendre les conquêtes sociales, voire les privilèges de certaines corporations, en protégeant les salariés inclus (en poste), refusant toutes réformes de fonds, notamment sur la formation, portent également une lourde responsabilité, dans la mesure où leur inaction et leur silence quand il s’agit de réinsérer des chômeurs exclus (non indemnisés), dont personne ne parle, finit par laisser sombrer dans une vie de naufrage ces laissés pour compte ?

– Vous pensez peut-être que les pouvoirs publics, par la politique de bricolage incohérente, aveugle et incompréhensible qui est conduite depuis tant d’années, nous mènent tout droit dans le mur, tant les règles fiscales et sociales changent constamment, empêchant toute visibilité ?

– Vous êtes consterné par une fiscalité des entreprises confiscatoire, écœuré devant autant de veuleries, de trahisons et de mensonges, qui ne visent qu’à protéger les avantages de certaines catégories sociales ?

– Malgré votre optimisme, votre envie de continuer de travailler et d’entreprendre en France, vous êtes découragé devant autant de freins, notamment dû aux lobbys corporatistes, dont le seul but est de conserver des privilèges acquis de longue date, empêchant toutes véritables réformes ?

A juste titre, vous avez probablement raison sur tous ces points, à l’instar d’une majorité écrasante de chef d’entreprise de TPE-PME que l’on a interrogé au cours d’une enquête d’opinion, corroborée par les données et les graphiques des économistes que tout un chacun connait.

3°) QUE POURRIEZ-VOUS FAIRE POUR RENFORCER VOTRE ENTREPRISE ?
Suite aux échanges que nous avons eu avec d’autres chefs d’entreprises, comme vous, au cours de notre enquête d’opinion, nous pouvons déjà vous faire partager les quelques pistes de réflexion qui ont émergées, dont certaines constituent incontestablement de vraies solutions, sans dire de  prétendre, pour autant, à pouvoir répondre à toutes ces questions, multiples et complexes, la plupart relevant d’ailleurs de choix politiques que nous ne maîtrisons pas, mais que nous devons subir.

Pour déjà sortir la tête de l’eau, la première piste porte sur le nécessaire besoin de renforcer la cohésion de son personnel, à travers une politique de fidélisation, qui va permettre à l’entreprise de se présenter sous de meilleurs auspices devant l’adversité.
Cette première piste met à jour (ou remet à jour) huit idées-forces.
La seconde piste concerne l’indispensable remise en question des modes de pensée formatés et des méthodes de recrutement qui prévaut dans les entreprises, au sujet desquels nous proposons de changer de regard, 
en élargissant le champ d’investigation du vivier des candidats, afin de donner plus de sens et d’équité, ces deux pistes étant détaillées plus bas.

4°) FiDELISER LE PERSONNEL DE SON ENTREPRISE
Devant les difficultés qu’ont les entreprises pour recruter, former et conserver leur personnel dans certaines fonctions, où la compétition sur la plupart des marchés, est la règle, la concurrence faisant rage, quand elle n’est pas féroce, fidéliser ses collaborateurs devient une priorité pour qui veut capitaliser sur son savoir faire, le conserver et le partager à travers la transmission, ce qui constitue l’identité de l’entreprise, mais également toute sa richesse.
Un des objectifs que doit se donner une entreprise est d’abaisser son taux de turnover, en constante hausse, et son coût induit, notamment le gaspillage de la ressource humaine, par la fidélisation de son personnel.

5°) COMMENT ?
Comment ? Par exemple, en agissant  sur différents bras de levier, autres que ceux de l’argent, aujourd’hui principal moteur de motivation des salariés, méthode simple, mais néanmoins coûteuse pour l’entreprise, qui reste toutefois insuffisante dans une course perpétuelle aux gains.

6°) QUELLES SONT LES PISTES ?

Climat de confiance : instaurez dans votre entreprise un climat de confiance, élément permanent de rassurement et de sécurité pour les salariés.
Ne changez pas de discours en cours de route sous la pression des événements, ne travestissez pas la vérité, même pour les besoin de la cause, fut-elle louable, restez toujours sur la même ligne sans déroger aux valeurs de votre entreprise.

Communication : intéressez-vous à vos salariés, en établissant avec eux une réelle communication, un vrai dialogue et n’oubliez pas que ce sont des hommes et des femmes, perfectibles, avec des défauts et des qualités, pas des machines parfaites, à la logique immuable.

Reconnaissance : ayez une meilleure reconnaissance de vos salariés et une plus grande prise en compte du travail qu’ils ont réellement accompli, notamment des efforts qu’ils ont fourni pour atteindre vos objectifs, ils vous le rendront au centuple.

Plan de carrière : impliquez vos salariés dans l’entreprise à travers la fixation d’objectifs et la mise en place de moyens qui pourront être complétés, par exemple,  par l’attribution de ressources supplémentaires, telle de la formation, voire du coaching.

Autonomie : Accordez à vos salariés plus de liberté dans leur travail pour les rendre plus autonomes, source de prises d’initiatives, de créativité, d’idées nouvelles et finalement de richesse pour l’entreprise.

Flexibilité : Mettez en place avec chacun de vos salariés des grilles de présence, en tenant compte de leur réelle disponibilité (toute proportion gardée, il va de soi), afin de trouver un équilibre harmonieux entre leur vie professionnelle et leur vie privée, mesure qui réduit souvent drastiquement l’absentéisme dans l’entreprise, une des causes principales de la baisse de la productivité.

Responsabilité : associez vos salariés à la vie de l’entreprise, en les tenant régulièrement informé des événements marquants, des résultats, des défis, des challenges à venir, mais aussi des « coup de grain », à travers des réunions formelles, source d’échanges et de remontées d’informations capitales pour la vie de l’entreprise.

Sens : Donnez du sens à votre activité, en mettant en place une démarche RSE (Responsabilité Sociétale d’Entreprise), qui vise à appliquer dans votre entreprise les préceptes du développement durable (économie, social et environnement).
Les salariés étant de plus en plus sensibles aux causes sociale et environnementale, ils donnent souvent la priorité aux entreprises qui ont adopté délibérément une approche RSE.

7°) REUSSIR SES RECRUTEMENTS DANS L’ENTREPRISE
Autre piste que celle de la motivation financière pour augmenter son effectif salarial et peut-être trouver la perle rare, l’entreprise peut aussi essayer d’intégrer dans son effectif une typologie différente de salariés, au profil plus atypique, mais plus fidèle et moins volatile, plus motivé et moins gourmand, plus stable et moins exigeant, par exemple des juniors peu ou pas qualifiés, mais aussi des séniors encore en âge de travailler, les uns et les autres devant bénéficier, au mieux d’un temps d’adaptation (évidemment limité), au pire d’une formation.

Une entreprise n’ayant pas mission à se substituer aux carences de la société, on ne peut lui demander de conserver sa productivité, pour pouvoir rester compétitif sur son marché et en même temps de se préoccuper des questions sociales et environnementales, dans son milieu professionnel, en espérant qu’elle puisse rester aussi performante qu’un concurrent qui lui ne s’est jamais préoccupé de ces questions, laissant à d’autres le soin de s’en charger.

Il est donc juste que des compensations à hauteur des efforts réalisés par l’entreprise lui soient consenties, notamment aux travers d’avantages sociaux qui doivent permettre à l’employeur de compenser son investissement humain, sans qu’il soit obligé de grever sa masse salariale.

Il est bien évident que les pré requis de l’ensemble de ces demandeurs d’emplois qui restent nombreux, tant la dichotomie entre l’offre et la demande est grande, doivent répondre aux valeurs reconnues de la société, qui sont déjà le positivisme, la motivation, la disponibilité et d’autres qualités du vivre ensemble, car il n’est pas sérieusement envisageable de tenter de reclasser des personnes désocialisées, non « réinsérables » (au moins à court terme).
La plupart des entreprises n’ayant les budgets suffisants pour supporter une telle surcharge financière. Ceci étant dit est-ce le rôle d’une entreprise de se substituer aux carences de la société ? Nous ne le pensons pas, ayant bien d’autres défis à relever.

8°) POUVONS-NOUSVOUS AIDER ?
La gestion des ressources humaines faisant partie de son champ d’activités, qu’elle développe sur son RMRA (Réseau Social de Mise en Relation et d’Accompagnement), l’association ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ®, à travers son concept, se fixe comme objectif de réunir les conditions optimales, afin de répondre au besoin de personnel des entreprises, tout en permettant, dans le même temps, de reclasser, de réorienter, voire d’insérer des demandeurs d’emplois (les bénéficiaires) exclus du marché du travail, en oeuvrant  principalement auprès de 3 groupes :

A) les entreprises qui ont exprimé des besoins de main-d’œuvre et qui ont émis (ou sont en capacité d’émettre) une offre d’emploi, afin :
– de définir avec l’employeur le profil exact du poste proposé ;
– d’élaborer avec lui une offre de formation professionnalisante, correspondant aux compétences attendues du poste, en rapport avec les lacunes le plus souvent détectées dans la phase « accompagnement », chez le bénéficiaire, assurée par des structures de formation agréées, dont le financement pourra être prises en charge par un organisme ou à défaut, par le bénéficiaire lui-même, s’il le peut.

B) les accompagnants qui font partie de groupes de travail composés de personnes bénévoles (jeunes retraités,…), qui possèdent déjà, de par leur expérience professionnelle, des compétences en matière d’accompagnement, de formation et autres savoirs transmissibles utiles, chaque accompagnant encadrant plusieurs bénéficiaires, afin :
– d’engager avec l’accompagnants une réflexion sur un accompagnement « sur mesure », avec un suivi personnalisé du bénéficiaire.

C) les bénéficiaires (demandeurs d’emplois), populations en difficulté d’insertion économique, rencontrant des obstacles professionnels particuliers, tant parmi les juniors, sans, ou peu diplômés, qu’à l’autre bout de la pyramide des âges, chez les séniors, encore en âge de travailler (et pouvant le faire), ou percevant une retraite insuffisante pour vivre décemment, afin :
– de mettre en place une méthode d’aide à la recherche d’emplois ciblés, grâce à la mise en œuvre de plusieurs techniques croisées et connues (candidatures spontanées, réseautage, réseaux sociaux, prospection d’entreprises pour détecter les emplois cachés,…).

9°) VOUS AVEZ DES BESOINS
Nous imaginons que si vous avez pris le temps de lire ces lignes, c’est que vous vous sentez concerné par la problématique de l’emploi et que vous avez peut-être des besoins dans ce domaine ?
– Vous avez un poste à proposer ?
– Vous cherchez un profil particulier ?
– Vous voulez embaucher la bonne personne ?
– Vous n’êtes pas satisfait des candidatures qu’on vous a proposées ?

L’association ANLULA – Aidons Nous Les Uns Les Autres ® se propose de vous aider en vous apportant des réponses concrètes à des besoins que vous avez clairement identifiés.

Si vous vous sentez concerné par le sujet, laissez nous un message dans la rubrique
«
Commentaire  », en bas de page, indiquez si vous êtes une « Entreprise » et si vous êtes « Employeur« , en précisant en quelques lignes votre demande, à savoir quelles sont vos attentes, vos besoins, puis renvoyez nous le formulaire. C’est tout !
Après réception, nous reprendrons contact avec vous dans les jours suivants pour vous donner de plus amples informations.                                                                                      

10°) LA REALITE PAR LES CHIFFRES
(*1) Quelques chiffres sur les charges sociales des entreprises en France :
     – Les entreprises supportent quasiment 60 % de charges sociales sur les salaires de ses          salariés, soit le taux de charges sociales le plus élevé en Europe !
(*2) Quelques chiffres sur la formation en France :
     – Le budget de la formation en France représente actuellement 32 milliards, dont 4                    milliards seulement profitent aux chômeurs indemnisés !
     – 1 chômeur sur 5 seulement bénéficie d’une formation durant sa période de chômage !